Saint Côme d'Olt,
village hospitalier par tradition séculaire

Saint Côme d'OltLes guides édités par les offices de tourisme de l’Aveyron présentent en général la bourgade de Saint-Côme d’Olt comme « une jolie petite ville de la vallée du Lot ». Cette appréciation n’est pas excessive, l’architecture de la cité primitive et les rénovations dont elle fut l’objet au cours des derniers siècles étant de nature à satisfaire les plus exigeants des artistes et des amateurs

Saint Côme d'OltLe plan primitif obéissait aux contraintes qui lui étaient imposées par le rempart circulaire à l’intérieur duquel il était clos et protégé. Quand, vers le milieu du XVIIe siècle, cette enceinte fut affranchie, de sa fonction défensive, d’importants fragments en furent conservés. Convenablement aménagées et restaurées, ces antiques murailles sont devenues les façades de maisons individuelles, échappant à la banalité d’une certaine urbanisation. Le rempart ayant imposé au bourg qu’il enfermait le plan d’un cercle autour du château qui en occupe le centre, cette disposition relativement originale et sensible sans qu’il soit nécessaire d’en avoir une vue d’ensemble, communique à ce village une allure exceptionnelle, d’ailleurs confirmée par l’architecture  de certaines maisons dont les toitures présentent l’aspect de carène de vaisseaux renversés.
Au moyen Age, quand le rempart était encore une fortification, trois portes permettaient seules d’accéder à l’intérieur de la cité, rigoureusement protégée. Deux d’entre elles subsistent encore, mais elles ont évidemment perdu la fonction de défense et de clôture pour lesquelles elles avaient été conçues Le château, bâti au XIIe siècle, était alors une forteresse uniquement conçue pour la guerre. Il fut restauré et même en partie réédifié au cours du XVIe siècle, par ses propriétaires, les Castelnau-Bretennoux. Cette grande et puissante lignée comptait, parmi ses descendants et alliés de prestigieux chefs de guerre et des princes de l’Eglise. En 1914, le général Edouard de Curières de Castelnau, né à Saint-Affrique, fut l’un des plus fameux stratèges qui s’imposèrent au cours de la grande guerre, après avoir eu la douleur de voir ses fils fauchés au combat.

Saint Côme d'OltPlus tard, la famille céda le château à la commune pour lui permettre d’y installer la mairie. La nouvelle église n’en est séparée que par une belle place plantée d’arbres. Antérieurement, le service de la paroisse était assuré à Saint-Pierre de la Bouïsse bâtiment de style roman, de dimensions médiocres et assez à l’écart. Antoine d’Estaing, évêque d’Angoulême et prieur de Saint-Côme, le frère du bienheureux François, alors évêque de Rodez, mit en chantier un nouveau sanctuaire après avoir confié l’ancien à la confrérie des Pénitents blancs. La construction , commencée en 1522 s’acheva en 1532. L’édifice, de style gothique flamboyant tardif, est remarquable par son clocher, décrit comme flammé ou flaminé, c’est-à-dire que sa pyramide aiguë paraît s’élever vers le ciel comme une vrille. En raison de cette circonstance, le village de Saint-Côme est affilié à une association qui fédère les rares cités ou villages dans lesquelles on peut admirer des clochers semblables à cette flamme, et dont les charpentiers durent observer des contraintes techniques extrêmement délicates.
A l’intérieur de l’église, entouré de quelques pièces assez remarquables, dont un lutrin que la tradition assure avoir été donné par l’empereur Napoléon III un petit mausolée de marbre, renferme une urne contenant le cœur de Mgr Denis Antoine Luc de Frayssinous, natif de la Vayssière, qui fut grand maître de l’Université, et ministre de Charles X., et qui, peu de temps avant sa disparition vécut chez son neveu Amable Frayssinous, qui habitait Saint Côme. Le portail, dû à Antoine Salvanh, architecte du clocher de Rodez, est clos par les deux battants d’une huisserie de style Renaissance, orné de quinze médaillons sculptés.

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