Conques,
trésor et lumière du Roman

Grand Site de Midi-PyrénéesClassé au Patrimoine Mondial

ConquesHaut lieu culturel, le site de Conques, étape majeure sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, rassemble un patrimoine roman exceptionnel.
Les nouveaux vitraux de l'abbatiale, réalisés par Pierre Soulages, respectent tout en la magnifiant, l'austérité romane et ses symboles.

La vidéo Grands sites de Midi-Pyrénées : Conques

ConquesAuréolée de légendes, l’histoire de Conques ne se conçoit qu’à travers les innombrables prodiges ayant accompagné sa création et son développement, depuis l’apport des reliques de sainte Foy par le moine Arionisde en 866, jusqu’à la guérison surnaturelle de Guibert « qui avait eu les yeux arrachés », vers 985. Entre ces deux dates, d’innombrables miracles, moins éclatants mais aussi évidents, avaient révélé la protection divine dont bénéficiait ce village, grâce aux reliques de la sainte dont il était le dépositaire et le gardien. Bâti autour d’un oratoire primitif, devenu monastère bénédictin, puis l’une des étapes essentielles sur la route de Compostelle, Conques brilla sur toute la Chrétienté jusqu’au XIIIe siècle, avant que ne se manifestent les premiers présages d’une décadence morale et spirituelle. Ce crépuscule fut la conséquence de la prospérité matérielle et de la puissance politique dont jouissaient les religieux, progressivement éblouis par les biens terrestres. Il était déjà sensible à l’époque où le roi François Ier avait accepté la sécularisation des moines. Les guerres de religion muèrent ces manquements en véritable déroute, et la ruine fut consommée quand les protestants, en 1568, tentèrent d’incendier la basilique. Mais celle-ci devait, à son tour, être miraculeusement sauvée. Abandonnée après la Révolution, et promise à une prochaine destruction, elle fut redécouverte par Prosper Mérimée, qui, en 1833, avait obtenu le poste d’Inspecteur général des Monuments historiques. Ce fonctionnaire, qui était également un artiste, reconnut l’exceptionnelle pureté de l’édifice lors de sa visite sur place en 1837 et dégagea les premiers fonds nécessaires à sa restauration. Durant plus d’un siècle, jusqu’après l’an 2000, les travaux de restauration se sont poursuivis, l’édifice ayant été doté de nouveaux vitraux, qui furent conçus, dessinés et installés, à l’issue d’un travail de recherche extrêmement complexe, par l’artiste rouergat mondialement connu Pierre Soulages. Cette rénovation, au sens précis du terme, a restitué à la basilique l’éclairage conforme à celui qu’avaient imaginé les bâtisseurs primitifs. Cette lumière a révélé l’exceptionnelle beauté d’un édifice, aussi parfait par l’équilibre de ses dimensions qu’il est remarquable par l’extraordinaire tympan surmontant le porche d’entrée, où plus de cent personnages participent à la tragédie du Jugement dernier qui témoigne de la perfection à laquelle étaient parvenus les grands artistes médiévaux.

ConquesAutour de ce joyau de premier plan, le trésor d’orfèvrerie et le village s’inscrivent dans cette esthétique historique et sentimentale d’un lieu, dont on ne connaît guère d’autres exemples. Construite en 1911 sur l’emplacement d’une des galeries de l’ancien cloître, la salle du trésor, ouverte aux visiteurs, contient un ensemble exceptionnel de pièces d’orfèvrerie, toutes dignes des musées des  plus grandes capitales. La plus remarquable est la Majesté de sainte Foy, du IXe siècle, recouverte de plaques d’or et d’argent doré, ornée de pierres dures, de camées antiques, de perles fines et d’émaux, tout comme le reliquaire de Pépin, confectionné au XIe siècle. Ces deux pièces majeures sont entourées de reliquaires divers, d’autels portatifs, de châsses précieuses, ayant, miraculeusement elles aussi, échappé au vandalisme révolutionnaire.
Le village a conservé son caractère architectural primitif, avec ses antiques demeures lourdement couvertes de lauzes, les vestiges des remparts qui, jadis, protégeaient le bourg, le château d’Humières, avec ses croisées, et les trois portes médiévales. Rénové matériellement et architecturalement, Conques le fut aussi religieusement par l’ordre de Prémontré, en 1873. La sollicitude dont ce village assez exceptionnel fut l’objet au cours de son histoire est à la fois la cause et la raison pour lesquelles il est un des plus beaux et des plus émouvants que l’on puisse visiter.

Office de Tourisme de Conques
Rue Bénazech - 12320 Conques
Tél : 05 65 72 85 00 ou 0 820 820 803
Courriel : tourisme@conques.fr
Internet : www.tourisme-conques.fr